J’ai toujours voulu au moins 2 enfants. Jusqu’à ce qu’on ait Thomas, en 2015. Un accouchement qui est demeuré dans mon esprit comme étant le pire jour de ma vie. « Décélérations, coeur fœtal, forceps/ ventouse? 0, -1, bloc opératoire, césarienne, dépression post partum » mon vocabulaire général s’est élaboré cette journée là.
Quand le test fut positif, en mai dernier, ma blonde m’a parlé de prendre les services d’une accompagnante. J’étais un peu insulté parce que ça confirmait selon moi que j’étais incapable de prendre soin de la mère de mes enfants pendant le travail. Elle tenait à ce qu’on rencontre au moins une personne avant de décréter sur le sujet. J’ai accepté à reculons, un peu pour faire la faire taire.
Kathy Dubé. C’est elle qui aura changé complètement ma vision de l’accouchement. Il nous a fallu une simple première rencontre pour qu’elle puisse analyser notre dynamique de couple, questionner nos attentes, évaluer nos besoins puis nous proposer un plan.
On s’est rencontrés quelques fois, puis tout s’est concrétisé le 23 janvier dernier.
L’accompagnante, dans le processus, elle se fait réveiller même la nuit, quand le travail est enclenché. Elle se déplace pour te rassurer ou pour te confirmer que c’est le temps d’y aller.
Et c’est au moment où ta blonde perd le contact avec la réalité et qu’elle te demande de devenir chef que tu peux compter sur ses regards bienveillants, se faisant discrète dans le coin de la chambre. Notre accompagnante a réussi à me faire aimer l’accouchement; aimer ma blonde, la respecter dans toute sa force, être à l’écoute et savoir comment l’aider quand elle en a besoin. Notre doula, elle a réfléchi avec distinction, habituée à tout genre de situations qui surviennent lors de l’accouchement. Elle a la neutralité pour demander à l’équipe médicale de respecter du mieux que possible les souhaits de ses clients. Elle est là, tout simplement!

Merci du fond du cœur pour cette expérience mémorable, j’en serai éternellement reconnaissant.

Jean-Simon