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Eh bien, ce n’est plus une surprise.  Je suis déçue du sexe de mon bébé

Mon chum et moi, on arrive de notre échographie.

On avait tellement hâte à ce moment ! Ça fait 20 semaines qu’on l’attend, le moment où on saura enfin si notre quatrième bébé sera un troisième garçon, ou une deuxième fille.

Depuis le début de ma grossesse que j’essaie de me raisonner – j’ai quand même une chance sur deux d’avoir un ou l’autre ! Mais dans mon cœur, il y avait une petite voix. Une petite lueur d’espoir. Et si c’était une autre fille ?

Ne vous méprenez pas, j’adore mes garçons. Ils sont turbulents, joyeux, curieux, et je ne m’en passerais pas. Mais ma fille, ma première née…on a une relation spéciale, elle et moi. Une vraie belle relation mère-fille, pleine de confidences, de fous rires, de maquillage, de magazines de mode et de films à l’eau de rose.

Avec mes garçons, c’est bien différent. On construit des immenses tours en blocs, on se chamaille, on court, on fait du sport.

Ma fille et moi, on va prendre un café ensemble et on discute. On regarde les tenues des femmes qui se promènent sur la rue. On commente leurs coiffures. On parle de nos sentiments, de ce qui nous habite. Si j’essaie de parler de mes sentiments avec mes fils…ouf ! C’est tellement stéréotypé. Mais c’est tellement vrai.

Et là, quand j’ai su que j’étais enceinte de nouveau, je me suis prise à regarder les pyjamas roses, les jupettes à froufrous et les petits bandeaux avec des fleurs. Je me suis surprise à imaginer une troisième personne avec nous, dans nos cafés post-magasinage. J’avais tellement l’impression d’avoir une fille dans mon ventre !

Et finalement…on aura un troisième garçon.

Pouet, pouet, pouet.

Je suis contente ! Je suis contente d’avoir un quatrième enfant, de pouvoir recommencer à allaiter, de pouvoir le câliner et sentir cette merveilleuse odeur sucrée de nouveau-né. Sauf que…

Mea-culpa, je suis tellement déçue d’avoir un autre garçon.

J’aurais tant voulu avoir une fille.

J’ai tellement l’impression que ça fait de moi une mauvaise mère de dire ça. Je me sens ingrate.

J’aurais eu envie de ressortir les petits pyjamas de ma fille, qui n’ont pas servi à mes garçons, plutôt que de devoir les donner. J’aurais eu envie de peindre une petite chambre rose et de mettre des petits accessoires féminins, plutôt que de reprendre les voitures et les avions.

Je suis déçue.

J’aurai sans contredit un deuil à faire, et je souhaite ardemment qu’il soit fait avant la naissance de mon fils. Je ne veux pas lui transmettre ce sentiment qui m’habite, qu’il croit que je suis déçue de LUI. Ce n’est pas sa faute, quand même.

J’ai quand même hâte, aussi ! J’ai hâte de voir s’il aura les yeux de son père, ou le même nez que ses frères. J’ai hâte de les voir se chamailler ensemble, quand il sera un peu plus vieux. Ça fera tout un trio d’enfer, ces trois petits garçons là !

Et puis, quand j’y pense…ce ne sera pas si mal. Ma fille et moi garderons notre relation privilégiée. Il n’y aura que nous deux dans notre petite bulle, et personne pour se faire de la compétition.

Au fond…c’est peut-être mieux comme ça ?

Les chroniques Mea-culpa présentent des histoires vraies, sans censure, inspirées du vécu des jeunes familles que nous rencontrons. Tantôt émotives, parfois un peu crues, souvent parsemées d’humour, elles racontent une tranche de votre vie, celle de votre collègue ou de votre fille. 

Vous souhaitez nous partager votre Mea-culpa ? Écrivez-nous à info@cigogneetbaluchon.com. Vous pourriez faire partie des coups de coeur de notre équipe et voir votre texte publié sur notre blogue ! 

2017-05-29T12:46:38+00:00

Un commentaire

  1. Karine 26 avril 2016 à 16 h 14 min - Répondre

    Moi en lisant ca je me suis dit « elle au moins elle en a une fille! » Moi qui a juste des garçons j’ai eu une petite pincée au coeur en lisant ça…

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