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J’allaite mon bébé…de deux ans.

C’est dit.   Valérie Picard

Quand il est né, je ne planifiais même pas l’allaiter « pour vrai ». Je voulais lui donner le colostrum à l’hôpital, et lui donner un biberon quand on retournerait à la maison. Je voulais que mon chum me donne un coup de main, qu’il puisse lui aussi avoir une relation privilégiée avec son bébé et passer de beaux moments seul à seul avec lui.

La vie en a voulu autrement ! Dès que je l’ai mis au sein, j’ai ressenti un tel bonheur, un tel sentiment de plénitude, d’amour…avec le recul maintenant je sais que c’était la faute de l’ocytocine et des endorphines, mais bon. C’est une autre histoire.

J’ai donc décidé de l’allaiter jusqu’à six mois. Après, quand il commencerait à manger des solides, on ferait la transition vers le biberon. Comme ça, il serait sevré et je pourrais recommencer mes activités de femme.

Mais à six mois, je me suis dit…pourquoi pas l’allaiter jusqu’à son entrée à la garderie ? De toute façon, le lait maternisé, ça coûte cher. Aussi bien profiter de ce bon lait gratuit, et puis, récurer et stériliser des biberons ? Très peu pour moi.

Puis, on a fini par décider de ne pas l’envoyer à la garderie, puisque je prolongeais mon congé de maternité. Alors, j’ai poursuivi l’allaitement, en me disant que j’allais bien finir par le sevrer un jour. De toute façon, c’est rare les gens qui sont toujours allaités quand ils font leur entrée au CÉGEP, non ?

Et maintenant, bien…il a deux ans et quatre mois, et je l’allaite toujours.

Mea Culpa, j’allaite un bambin.

Vous devriez voir l’expression des gens quand je leur dis que mon grand garçon de deux ans presqu’et demi, qui court partout et qui placote pour deux, boit toujours à mes seins. Ha ! Aussi bien leur annoncer que je suis cannibale !

Pourtant, l’Organisation Mondiale de la Santé est bien claire…allaitez votre bébé un minimum de 6 mois, puis poursuivez l’allaitement jusqu’à deux ans ET AU-DELÀ. Pourtant, quand on en parle, ou pire, qu’on allaite en public un enfant qui est capable de demander lui-même le sein, les gens sont horrifiés.

Pourquoi ? Qu’est-ce qu’il y a de si choquant à allaiter un bambin ? Personnellement, je n’y vois rien de mal : mon pédiatre m’a dit que c’était parfait tant que j’étais à l’aise, et que je ne contribuais certainement pas à en faire un désaxé. On a du mal à voir le sein nourricier sans voir le sein sexuel, et je crois que la majorité des gens ressentent un malaise par rapport à cela.

Quoi qu’il en soit, mon petit coco, lui, est bien content. Il adore le lait de maman ! Ça goûte les raisins secs, les pommes et les biscuits, selon lui. Et quand il est collé sur moi, les yeux mi-clos, et qu’il tête goulûment, pour moi c’est le plus beau moment du monde.

Et les autres, s’ils ne sont pas contents, n’ont qu’à regarder ailleurs !

 

Les chroniques Mea-culpa présentent des histoires vraies, sans censure, inspirées du vécu des jeunes familles que nous rencontrons. Tantôt émotives, parfois un peu crues, souvent parsemées d’humour, elles racontent une tranche de votre vie, celle de votre collègue ou de votre fille. 

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2017-05-29T12:46:38+00:00

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